À partir du 1er septembre, les adolescents de moins de 15 ans ne pourront plus utiliser les réseaux sociaux, mais il n’y a pas seulement eux qui seront affectés par cette nouvelle loi en France. En effet, les adultes devront également vérifier leur âge avant d’accéder à leurs réseaux sociaux. Ces nouvelles lois sont-elles vraiment nécessaires, ou ont-elles des conséquences imprévues sur l’accès à l’information et la liberté fondamentale des citoyens sur Internet?
Il faut réduire le temps d’écran des adolescents et les protéger des délateurs — comme l’addiction aux algorithmes—mais, malgré tout, les sciences prouvent les conséquences négatives de plateformes très courantes comme Tiktok et Instagram. Cette interdiction comporte plusieurs façons qui pourraient être évitées; par exemple, on a déjà pris des mesures pour empêcher les gens de mentir ou de découvrir des moyens secrets de contourner cette vérification d’âge.
D’après nos expériences, les adolescents peuvent être très astucieux, surtout lorsqu’il s’agit d’accéder à des informations sur les réseaux sociaux ou d’autres plateformes de communication. Même s’ils doivent présenter une pièce d’identité officielle ou un document d’identité gouvernemental, ils peuvent recourir à des moyens illégaux pour se procurer des cartes d’identité falsifiées afin d’accéder aux réseaux sociaux. De ce fait, ce nouveau système ne compromettrait que la liberté numérique des personnes de moins de 15 ans.
Adopté en janvier par 130 voix contre 21, ce projet de loi a reçu un large soutien transpartisan à l’Assemblée nationale et a été particulièrement appuyé par le président français Emmanuel Macron. Cependant, il y a eu des réactions négatives de la part des générations Z, Alpha et Bêta. Ces jeunes sont les premières générations à avoir grandi dans le monde de la technologie, avec les réseaux sociaux, et à en comprendre les avantages et les dangers, mais ils ont le sentiment que leur voix est absente du débat sur la régulation numérique.
De nombreux jeunes s’opposent à l’interdiction des réseaux sociaux; ils l’appellent une “mesure malavisée”, “dangereuse au pire et inefficace au mieux”. Ils estiment qu’interdire les réseaux sociaux n’est pas la bonne solution.
La meilleure approche consiste plutôt à s’attaquer à la structure de ces plateformes: l’algorithme, leurs caractéristiques addictives et les contenus nocifs qui circulent sur Internet, quels que soient les groupes d’âge auxquels ils pourront avoir accès. Aux yeux de la jeunesse française, cette loi est contre-productive.
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